Les retraites au coeur du débat politique
Le 15 février dernier, Nicolas Sarkozy a promis qu’il ne passerait en force sur les retraites. Pourtant, une réforme est inéluctable dans les prochains mois.
Sur la question brûlante des retraites, il est aisé de faire une analyse très cartésienne de la situation. La durée de vie s’allonge, la population vieillit, nous allons donc devoir travailler plus longtemps pour financer nos retraites. Oui mais voila, les choses ne sont pas aussi simples en France. D’abord parce que 60% des Français refusent de travailler au delà de 60 ans, l’âge de départ légal à la retraite. Ensuite parce que le fait de s’opposer à une réforme remettant en question les acquis sociaux est un mal bien Français. Pourtant, le constat établit ci-dessus implique des sacrifices, ainsi qu’une réforme sur le financement des retraites. Tout d’abord, rappelons qu’il y avait 4 cotisants pour un retraité en 1960. Aujourd’hui, ce ratio est de 1.82 cotisants pour 1 retraité. De plus, 1 retraite sur 10 n’est plus financée actuellement. Les chiffres parlent d’eux-mêmes, pas besoin de grand discours politique pour signifier que la situation est préoccupante.
Les solutions avancées.
Le gouvernement a déjà défini les axes de la réforme en deux grands points. Le premier est l’age de départ à la retraite. Conséquence direct, des économies de faites grace à l’allongement de la durée des cotisations. On estime qu’en travaillant jusqu’à 62 ans, le gain serait de 6.6 milliard d’euros, ce qui correspond au besoin de financement des retraites à l’heure actuelle. Autre levier pouvant être enclenché, l’allongement de la durée des cotisations. Depuis la loi Fillon de 2003, elle est de 41 annuités et elle pourrait passer à 42 ans. Sauf qu’une telle réforme retarderait de toute façcon l’âge de départ à la retraite, d’autant plus que les jeunes, du fait de leurs études, rentrent de plus en plus tard sur le marché du travail. Du côté de l’opposition et des syndicats, il n’existe pas un large consensus sur la question des retraites. Certains ne veulent pas toucher à l’âge des 60 ans, d’autres sont prêts à négocier. En revanche, si réforme il y a, le PS exige qu’il y ait un dialogue sur la pénibilité du travail ainsi que sur le chômage des séniors. D’une part, le PS voudrait que le travail de personnes ayant des conditions de travail difficiles, comme les ouvriers, conservent la retraite à 60 ans. Mais cette notion de pénibilité est finalement très arbitraire. Le travail des cadres, avec les responsabilités et le stress inhérent à leur statut, ne pourrait-il pas être reconnu « pénible » comme les ouvriers ? Ou plus simplement, que dire des conditions de travail de certains employés ? Demandez aux salariés de France Télécom… Bref, un vrai débat national doit être lancé sur le sujet. D’autre part, il faut réfléchir sur l’emploi des séniors. A quoi bon travailler plus longtemps quand on sait que le taux d’activité des 55-64 ans est de 38.2%, un des plus faibles d’Europe ? Travailler plus pour être plus longtemps au chômage, cela n’a pas de sens. Idem pour l’emploi des jeunes, où le chômage est aussi très important. Inutile d’augmenter la durée de cotisation si le marché de l’emploi ne leur est pas ouvert.
Vers un grand débat national ?
Jean Paul Delevoye, médiateur de la république, disait que les Français accepteraient une réforme si elle émerge d’un consensus national. Pourtant, difficile d’imaginer une unanimité quand les intérêts de chacun sont si différents. Selon Nicolas Sarkozy, il n’y aura pas de débat à l’assemblée nationale avant juillet, le temps que chaque parti politique et chaque syndicat exprime son opinion. Mais c’est aussi aux citoyens de savoir si ils sont prêts à faire des sacrifices. Ces sacrifices sont inéluctables du fait de notre système de retraite par répartition. En d’autre termes, les générations présentes assurent les retraites de celles à venir et ainsi de suite. Il s’agit donc d’être solidaire, de laisser de côté son individualisme. Si tel était le cas, un petit pas pour les retraites aura été franchi, mais un grand pas pour la société.

Isic Rider
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Pour ma part, je pense que ce n’est pas l’idée de faire des sacrifices qui rebute les français. Ce n’est pas non plus une question d’individualisme, comme peuvent en témoigner les statistiques qui montrent que les français sont plutôt des bons donneurs. Mais il est vrai que vouloir allonger la durée du temps de travail alors que bon nombre d’entreprises renvoient leurs employés en pré-retraite pour plus de rentabilité n’est pas très viable. Cela reviendrait à augmenter le chômage, et chez les juniors (puisque la place sera prise par un sénior), et chez les séniors (trouver du boulot à 58 ans, c’est très dur). Pour autant, il est vrai qu’il y a un réel problème et qu’il va falloir trouver une solution. La journée solidarité du lundi de Pentecôte en était une, mais son application laisse à désirer. Je souhaite bon courage à ceux qui vont se pencher sur le dossier…
A mon avis, la solution au problème des retraites est la mise-en-place d’une politique nataliste afin d’assurer le renouvellement des générations.
Le meilleur moyen d’y parvenir serait l’instauration d’un salaire maternel pour les mères de familles nombreuses. Ca inciterait les gens à faire plus d’enfants, puisque l’on donnerait réellement aux gens les moyens d’élever leurs enfants, mais aussi, ça libèrerait des postes puisque ces femmes ne seraient plus sur le marché du travail et globalement la situation des enfants en France s’améliorerait car il y aurait moins d’enfants délaissés par leur parents débordés!
Bien sur, ça serait un investissement à long terme, mais ça me parait être la seule solution réaliste (couplée avec une augmentation malgré tout de l’âge de la retraite, car les gens vivent de plus en plus longtemps)!
Hans, les femmes on peut etre envie de travailler tout simplement, et de ne pas etre payer a rester chez elles pour faire le menage et élever les enfants! Les differences salariales entre les deux sexe sont encore beaucoup trop présente pour encourager les femmes a abandonner leurs emplois!
En plus, c’est quand meme devalorisant de présenter le monde du travail comme un monde masculin, et la sphère domestique comme le monde féminin! Et si un « salaire maternel » devait être instauré, il ne serait certainement pas conséquent, et empecherait toute indépendance des mères de famille…
Ce salaire maternelle serait, bien entendu, attribué sur la base du volontariat! Les femmes qui voudraient travailler pourraient le faire sans problème, percevoir ce salaire serait un choix de leur part! Je ne généralise pas en disant que toutes les femmes ont envie de travailler ou que toutes les femmes ont envie d’élever leur enfants à plein temps.
Je ne vois pas le rapport avec les différences de salaires hommes/femmes… Celles choisiraient de percevoir ce salaire maternel, en recevraient un qui serait indexé sur le SMIC, en fonction du nombre d’enfant. Rien à voir avec les injustices existantes dans le monde du travail!
Au contraire, ce salaire favoriserait leur indépendance, les femmes qui le toucheraient ne dépendraient plus du salaire de leur mari, si elle choisissent de s’occuper de leurs enfants. Si ce salaire est indexé sur le SMIC en fonctionnant du nombre d’enfants et de la situation de la femme (seule ou en couple), pourquoi ne serait-il pas conséquent? Et même s’il est inférieur à celui du mari, actuellement beaucoup de femme travaillent en temps partiel subi pour des salaires inférieurs à celui de leur mari, alors…
Et si c’est l’homme qui préfére rester à la maison, lui aussi aura le droit à son salaire, ou c’est pas assez viril comme métier?
Si on commence à vouloir une politique nataliste qui pousse les parents a faire des gamins pour avoir du fric, les susses dits parents feraient bien d’ouvrir une crèche! On ne fait pas des gamins ou non par rapport à une question d’argent, on fait des gamins parce qu’on a envie d’en avoir, problème d’argent ou non!
Mais bon, je ne suis qu’une femme, on m’a pas trop demandé de réflechir, donc je vais retourner à ma cuisine vérifier la cuisson de mon rôti avant de faire prendre son bain au petit…
Laura, tu veux m’épouser?? lol
C’est quand tu veux Romain!^^