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Bad Clinic et Stase à la cave Belge

Le bar était encore plein en ce samedi soir du 6 février à la Cave Belge, et pour cause : Bad Clinic dealait du bon son rock et de l’énergie, comme à son habitude. Le groupe, sélectionné pour le deuxième tour des éliminatoires du tremplin Emergenza, revenait à la Cave Belge pour la troisième fois, rappelé par le patron du fameux bar à bières de la Victoire.

Le show Bad Clinic : une drogue sans bad trip

bad Clinic à la cave Belge
Bad Clinic à la cave Belge

De petite taille, vêtu d’un chapeau noir, de lunettes teintées et d’un gilet class, Fred, le chanteur-guitariste fait saturer sa voix puissante d’un grain rock juste et agréable. A ces côtés, Michel, mi-homme mi-guitare, allie à merveille sa dextérité aux performances des sons, non sans certains effets qui se rapprochent du jeu de Jimmy Hendrix. Sur la droite, un peu plus dans le noir, Sklé danse littéralement sur sa basse, en parfaite synchronisation avec les martèlements précis de Stan, à la batterie.

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Le groove fait irrésistiblement bouger les têtes d’avant en arrière, le son bien équilibré pénètre avec force dans les oreilles… et ça fait du bien !

Du bon rock « made in Bordeaux » comme on peut en être fier. Les sonorités font souvent penser à celles de « M », de White Stripes, d’Hendrix ou de Deep Purple. Les morceaux, très différents les uns des autres s’enchaînent à un bon rythme. Les refrains, poussés par les secondes voix harmonieuses de Michel, ont des mélodies qui restent dans la tête. Sous les cris de Fred, déjanté et tapant du pied, laissant découvrir son long piercing sur la langue, le public se prend au jeu de chanter en réponse « Elle et moi , maléfique, elle et moi, satanique »… ça y est la drogue du rock circule dans toutes les veines. Cette énergie est transmise, partagée, et le plaisir se lit dans la cohésion malicieuse du groupe. Les réactions du public sont différentes. Certains sont animés d’un mouvement de corps en rythme avec la musique, d’autres chantent les refrains qu’ils connaissent, d’autres encore ne bougent pas, ont les bras croisés et observent avec attention le jeu des musiciens. Cette attitude gêne un peu Sklé, qui préfère se focaliser sur les quelques personnes les plus mouvantes et ne jouer que pour eux, afin de contrôler son stress.

Sur la fin de sa prestation, Bac Clinic dévoile sa toute dernière composition : « New York ». La fin du morceau est très originale et le tout est extrêmement bien accueilli par le public. Enfin, Bad Clinic, qui a réussi à transporter son public dans un état clinique, se retire sur le bis tant attendu de Eyes Wide Shut…

Le rock en cave, culture de l’ombre ?

Bad Clinic, c’est une piqûre de libération rock qui règne à Bordeaux depuis les années 70. Avec eux, force est de constater encore une fois que malgré le manque de vraies salles de concert, d’appui et de soutien de la part des politiques de la ville, l’esprit est toujours intact. Le rock à Bordeaux fait partie de la culture de l’ombre, seulement soutenue par des associations volontaires ; par un bon millier de groupes locaux plus ou moins inconnus ; et par ces quelques bars qui œuvrent efficacement pour que se rencontrent des groupes et leurs publics. La Cave Belge fait partie de ces bars. La programmation y est d’ailleurs toujours excellente. En journée, des enregistrements en condition quasi-studio sont proposés aux groupes.

En extase devant Stase

En deuxième partie de soirée, le bar accueillait le groupe Stase. Mélangeant l’électro et le rock, le dijéridu et la guitare électrique, les phrases parlées et les cris du fond des trippes, ce collectif de 8 musiciens a réussi à transporter la Cave Belge dans une ambiance toute particulière. L’originalité est mise en avant et donne une impression assez indéfinissable. Tout comme l’album « des visages des figures » de Noir Désir, le niveau technique laisse sa place à la mise en ambiance. Les sons se superposent avec des  harmonies planantes. La potion magique de la platine, du dijeridu et du traditionnel trio guitare-basse-batterie fonctionne à merveille. L’alternance de passages calmes et de cris rageurs dans un jeu musical électrique et révolté produit un effet bœuf. Quelquefois des cœurs répètent inlassablement un air, et font pénétrer le son dans les corps selon un cycle régulier. Pour entrer dans l’univers de STASE, il faut entrer en transe, comme Cédric, le chanteur immense qui gesticule et vocifère en emportant les spectateurs dans un tourbillon déséquilibrant. STASE propose une expérience à vivre absolument. Alors rendez-vous prochainement dans un bar de Bordeaux ?

Stase

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2 Commentaires

  1. La cave belge, vraiment une trés bonne adresse! Et impossible d’aller voir un concert sans gouter le plus de bières possible, elles sont vraiment excellentes!

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